Ça fait environ 15 ans qu’aucun train n’emprunte le segment de voie ferrée qui traverse la ville de Disraeli.

Depuis ce temps des dizaines de représentations ont été faites auprès, et par tous les intervenants dans ce dossier tels :des associations citoyennes, des élus municipaux et même provincial afin que soit retiré un pont très ancien qui repose librement dans l’eau sur des billes de bois gorgées de produits chimiques. Ce qui restreint la libre circulation de l’eau et des embarcations.

Malgré cela, rien ne bouge et le lac Aylmer est amputé d’une portion de 3 km de longueur (baie de Disraeli). De plus cette portion du lac a le plus fort potentiel de développement tant au niveau commercial , touristique que résidentiel. C’est aussi dans la baie de Disraeli qu’a débuté la construction du parc plage, prévue la construction de condos et certainement plusieurs autres possibilités qui contribueraient au développement de la jolie ville de Disraeli.

Le retrait de ce pont qui fait problème ne mesure que + ou – 7 mètres, il serait donc très facilement retirable et à faible coût.

Avec l’effondrement de la voie ferrée qui est survenu avec la route 112 dans le cratère de la mine lac il y a plusieurs mois et avec les innombrables autres segments qui devraient être reconstruits pour assurer le passage des trains de façon sécuritaire, je ne crois pas que ce microsegment de quelques mètres ferait la différence en terme de coûts pour remettre en service la voie ferrée dans la région. De toute façon, permettez moi de vous dire que je ne crois pas que, pour les 100 prochaines années, comme je ne crois pas aux fées, aux lutins, ni au Père Noël qu’ à nouveau un train passera le long du lac Aylmer.

Je pourrais produire ici des dizaines d’arguments qui militeraient en faveur du retrait de ce pont qui, je le re-souligne est rempli de produits chimiques baignant dans de l’eau qui est consommée par des dizaines de milliers de citoyens en aval du lac.

En fait, tout ce que ça prend, c’est un minimum de vision pour la santé des gens et pour le développement de ce secteur de la M.R.C..

Chers élus de tous les paliers, à vous de régler ce problème ou bien ayez le courage de défendre ce vestige peu glorifiant de notre passé de pollueurs aveugles et sans scrupule. Chaque jour où vous tolérez ces billes de bois dans l’eau est une journée où vous fermez les yeux sur le bien être de la population.

Éric Labonté, Saint-Joseph de Coleraine