La télédiffusion de plusieurs excellentes émissions à l’occasion du 20e anniversaire du dernier référendum de 1995, m’a inspiré quelques réflexions que j’ai soudainement le goût de partager à la suite des nombreux commentaires émis par les analystes et experts.

 Les résultats serrés de ce référendum illustrant la profonde division des Québécois vis-à-vis le pacte confédératif dans sa structure actuelle, lequel fêtera incidemment son 150e en 2017, n’ont provoqué aucun changement majeur du système, comme si tout était réglé. Si l’on fait exception de la tentative à nouveau rejetée dl’accord de Meech, rien d’autre n’a été fait afin de s’assurer que la nation québécoise soit confortable dans ce régime fédéral dont le corset constitutionnel verrouille toute velléité de modification. Il suffit d’observer le comportement de nos politiciens et constitutionnalistes pour s’en convaincre. Pourtant, il y eut des promesses formelles, audibles, de changement de la part d’élus fédéraux de haut niveau ? Qui plus est, le Québec est la seule «province» non signataire de la constitution en 1982.

Que se passe-t-il ? Comment peut-on expliquer cette inaction chez nos hommes politiques? La crainte ? L’inconscience ? Le manque de vision ? L’opportunisme politique ? L’électoralisme ? Deux nations dont une fortement majoritaire ?

Décidément, à l’image de la résidence officielle du premier ministre canadien fraîchement élu, la Confédération est en piteux état…

Ouf! Très déçu devant cet immobilisme!

Jean-Denis Grimard

Disraeli