L’administration municipale de Saint-Joseph-de-Coleraine a décidé d’utiliser toutes «ses» ressources ainsi que le poids de l’appareil bureaucratique,administratif et légal de la municipalité et de la province contre deux environnementalistes qui tentent de faire de l’agriculture biologique, de l’herboristerie et de vivre de façon plus écologique sur le sommet d’une montagne de Coleraine accessible seulement en raquettes ou en motoneige, en hiver.

L’administration municipale utilise tous les moyens inimaginables pour nous empêcher de nous installer dans la municipalité, au lieu de nous aider, parce que notre mode de vie les dérange.

Nous vivons depuis plus de vingt ans de façon alternative, sans électricité du réseau, avec de l’énergie solaire, produisant la plupart de notre nourriture et dans des abris alternatifs. En fait, c’est ce qui dérange le plus l’administration municipale. Ils ne peuvent concevoir que l’on puisse vivre de la façon dont nous vivons tout en respectant les règlements municipaux. Ainsi, ils essaient de prouver que nous enfreignons plusieurs règlements alors que nous nous conformons à tous ces règlements.

Nous connaissions ces règlements au moment de l’achat de notre propriété et avons accepté de nous y conformer, ce qui nous oblige à vivre de façon encore plus inhabituelle. Le zonage ne nous permet pas de bâtir une maison sur notre propriété. Il est cependant permis de construire un abri forestier, ce que nous avons fait. Nous ne pouvons cependant y habiter de façon permanente. Nous partageons donc une maison avec des amis pendant une partie de l’année.

Incapable de concevoir que nous puissions vivre ainsi, l’inspecteur municipal est donc venu nous rendre une visite. Au lieu d’inspecter les lieux et les bâtiments pour voir si nous nous conformions à la règlementation, celui-ci tente depuis de prouver que nous enfreignons certains règlements quels qu’ils soient, pour prouver son point.

Dès que nous l’informions des dispositions que nous avons prises pour nous conformer aux règlements, celui-ci en invoque un autre. Il refuse maintenant d’émettre un permis nous autorisant à bâtir un espace d’entreposage pour nos produits d’herboristerie prétextant que le service d’incendie ne peut se rendre sur les lieux, ce qui est faux. Le service d’incendie peut se rendre ici, si un feu se déclare dans notre abri forestier.

Il est clair que l’administration municipale est déterminée à nous écraser par tous les moyens et à utiliser les ressources de la municipalité et du gouvernement pour le faire. Nous avons donc décidé de porter l’affaire à l’attention des médias et du public. De notre part, nous sommes déterminés à combattre l’administration municipale par tous les moyens possibles.

Toutes personnes ou organismes intéressés à nous aider sont invités à visiter notre site web: quebecterreaterre.com ou à visiter nos installations ou à nous rendre visite en personne. Bienvenue à tous !

Sylvain Pilon et Bonnie Kerrns.