L’Institut de la statistique du Québec publiait, en octobre dernier, son scénario de l’évolution de la population des MRC (municipalités régionales de comtés) du Québec pour les 25 prochaines années. En 2041, si les tendances récentes se maintiennent, la population sera supérieure à ce qu’elle était en 2016 dans 64 des MRC du Québec, tandis qu’elle aura diminué dans les 40 autres. Au total, la croissance de la population du Québec serait alors de 1,1 million d’habitants, soit une hausse de 13,7 %. Il y aurait donc 1,2 million d’habitants de plus d’ici 25 ans dans les MRC en croissance, soit une hausse de 16,4 %, mais une diminution de population de 76 000 personnes dans les autres, soit une baisse de 8,3 %.

En fait, l’urbanisation se poursuivrait et les MRC les plus populeuses continueraient à croître, les moins populeuses à décroître. C’est près de Montréal que l’essor démographique serait le plus important, soit à Mirabel (45 %) et dans La Rivière-du-Nord (34 %). A contrario, celles qui connaîtront les variations de population négatives les plus prononcées sont situées sur la Côte-Nord : Golfe-du-Saint-Laurent (- 24 %) et La Haute-Côte-Nord (- 21 %).

Qu’en est-il de nos régions ? Ici, Le Granit verrait sa population chuter de 6,6 %, une perte de 1 400 personnes, alors que Les Appalaches connaîtrait un sort similaire avec un déclin de 5,2 %, pour une diminution de 2 200 personnes. De plus, cette érosion démographique s’accompagnerait d’un vieillissement toujours présent de la population. En effet, si l’âge moyen de la population du Québec atteignait 45,7 ans en 2041, il grimperait à 50,5 ans dans Les Appalaches et à 51,3 ans dans Le Granit.

Ces prévisions, fondées sur les tendances actuelles, ne sont pas une fatalité. Le fait de les connaître peut et doit mobiliser les ressources régionales pour les contrer et favoriser l’épanouissement de nos régions.