Le bouleau engourdi s’extirpe de l’hiver.
Secoue ses bras et se libère de ses fers ; blancs.
Reposé par l’endormissement imposé d’hier…
Heureux de sentir à nouveau le vent.

Une sève de jouvence le revigore comme la pluie.
Le soleil, qui le retrouve, s’accroche à lui.
Les oiseaux, dans ses bras, refont leurs nids.
Tout, autour, a un goût de vie.

L’érable, le chêne, le sapin, le pin, le tremble,
Toute cette population reprenant soudain vie,
Salue le printemps qui à nouveau les rassemble.
Bientôt nous marcherons sous leurs parapluies. Ravis !