Septembre, fossoyeur de l’été.
À regret, les vacanciers l’enterrent.
La nature elle, au summum de sa vitalité
Accueille avec éclat, l’automne son frère.

Les arbres, fous comme des gamins,
S’habillent de toutes couleurs.
Ils exposent le long des chemins,
Leurs parapluies féeriques, multicolores.

Fouillant son imagination, l’homme s’évertue
À produire chaque saison, de nouvelles modes.
La nature elle, fébrilement, se mue.
Dans sa renaissance, jamais ne se démode.

Quelle leçon dans sa mort !
Contrairement à l’homme qui s’attriste,
Elle, se pare de son plus beau décor.
Glissant dans son long sommeil,
Elle s’effeuille, optimiste.

Le soleil; le magicien, son père,
Se couche plus tôt.
Rouge de joie et fier,
D’avoir caressé ses enfants si beaux.

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