La mer échappe ses marées gonflées d’amour.
Elles déferlent, caressant la blondeur du sable.
Les vagues chuchotent doucement : aime… aime… aime…
Les amants désabusés recommencent à y croire.
Comme si le soleil refusait de se coucher
Le ciel de cette nuit est rose…
Des promesses endormies s’éveillent.
Des yeux et des mains se parlent à nouveau.
Le cœur manque de place… il tambourine…
Quand les flots s’enfuiront vers le large
Ils laisseront sur la plage des parcelles de noms
De parents disparus, d’amis que la vie a éloignés,
D’enfants, qui vivent loin de nous, dans un ailleurs
Pas meilleur, sans s’en apercevoir.
Peut-être seront-ils de la prochaine marée ?
Dans nos yeux brillera alors une larme…
C’est aussi de l’amour…

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