Tel qu’annoncé dans l’édition précédente du CANTONNIER, le comité paritaire local regroupant respectivement deux représentants des municipalités de la Paroisse de Disraeli et de la Ville de Disraeli a rencontré, dans la journée du 13 avril à l’hôtel de Ville de Disraeli, trois fonctionnaires du ministère des Transports (MTQ) relativement à la demande de démantèlement du pont ferroviaire (tracel) largement soutenue par le milieu.

Les représentants du ministère y ont déposé un plan d’enlèvement de la structure de métal et de ses piliers d’une part, etles procédures à respecter quant à leur acheminement dans un centre de traitement eu égard à leur degré de contamination d’autre part.

Par ailleurs, le même comité local s’est par la suite réuni le 21 avril pour négocier une entente définissant les responsabilités et la quote-part financière de chaque municipalité dans l’opération. Chaque conseil municipal adoptera prochainement une résolution à cette fin. Toutefois, avant d’aller plus loin, les municipalités attendent de la part des autorités gouvernementales une confirmation écrite à l’effet qu’elles soient exemptées de tous frais dans l’éventualité du retour du train et de la nécessaire réhabilitation du pont.

Ces tractations illustrent le fait qu’il y a loin de la coupe aux lèvres dans l’achèvement de ce dossier et qu’il est illusoire d’espérer un démantèlement à court terme. «Plusieurs étapes sont encore à venir; c’est compliqué, mais ça avance», de commenter le conseiller Charles Audet qui, avec le maire Jacques Lessard, représentent la Ville de Disraeli. Rappelons que la représentation de la Paroisse de Disraeli se compose du maire André Gosselin et de la directrice générale Caroline Picard.

Même si le MTQ persiste à croire que le rail s’avère un excellent moyen de transport dont il faut protéger les infrastructures existantes, sa réactivation se butera à plus ou moins brève échéance à de multiples problèmes dont celui de sa désuétude.