L’Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas) a mis sur pied, au printemps dernier, un comité interassociations pour la valorisation du travail invisible rassemblant onze organismes d’horizons divers. L’Afeas a également sollicité — au cours de la dernière année — l’appui de 86 groupes, député.e.s et municipalités.

Les représentantes de ce comité ont dévoilé une campagne nationale pour la valorisation du travail invisible sous le thème « Le travail invisible, ça compte ! », marquée par la mise en ligne d’une plateforme Web : travailinvisible.ca. On y retrouve un manifeste qu’individus et organisations sont invités à appuyer en ajoutant leur signature directement sur le site. Le manifeste rassemble des revendications communes. […] Les organisations y demandent notamment d’inclure la valeur du travail invisible dans le calcul du PIB et de faire du premier mardi d’avril la Journée nationale du travail invisible.

« Le désir de voir le travail invisible reconnu à sa juste valeur est largement partagé au sein de la société civile en général et des groupes travaillant auprès des femmes en particulier, comme en témoigne la diversité des groupes membres du comité interassociations », souligne Jeannine Messier, présidente des Agricultrices du Québec. « La non-reconnaissance et le manque de protection associés à l’exercice du travail invisible ont assez duré. La pandémie du coronavirus a fait ressortir le poids et les impacts de ce travail sur les femmes, au sein des familles comme dans les services essentiels. Il est temps de reconnaître et de valoriser cet apport essentiel à la société et de mettre en place de mesures sociales, économiques et fiscales conséquentes », conclut Laura Noyer du Collectif des femmes immigrantes du Québec.

Les signatures récoltées, de même que les lettres d’appui, seront remises aux deux paliers de gouvernement au début de l’année 2021. On peut visionner la conférence de presse diffusée en Facebook Live sur la page de l’Afeas.

Source : Afeas