Vieillir, ça veut dire composer avec des changements physiques et cognitifs qui finissent par influencer le niveau d’aisance derrière le volant. La Fondation CAA-Québec rappelle qu’il faut se préparer à ces changements et que des solutions existent afin de rester mobile, avec ou sans permis de conduire.

Selon le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations CIRANO, en 2017, près de 20 % de la population avait 65 ans ou plus. En 2037, cette tranche d’âge représentera le quart de la population québécoise. Fait plutôt rassurant, les aînés demeurent sous-représentés dans le bilan des accidents routiers avec dommages corporels comparativement aux plus jeunes (16-24 ans). Expérimentés et respectueux du Code de la sécurité routière, les aînés sont un exemple à suivre.

Plusieurs frémissent à l’idée de devoir abandonner leur permis de conduire. « Rien de plus naturel quand on est libre de ses allées et venues depuis 40 ou 60 ans. La clé dans tout ça, c’est d’être prêt à faire face au changement comme conducteur et comme proche de ce dernier », mentionne Marco Harrison, directeur de la Fondation CAA-Québec.

Prendre sa retraite de la conduite, ça se prépare !
Avant que les aînés pensent à se départir de leur permis de conduire, la Fondation leur propose quelques actions ou encore des aménagements dans leurs habitudes afin de faciliter l’éventuelle transition :
•    Consulter le guide pratique La bonne conduite n’a pas d’âge. Il aide à repérer les signes annonciateurs de comportements inadaptés, à présenter des options pour adapter le véhicule afin que le conducteur ait une meilleure vision, à aborder les questions plus pointues ou délicates et à trouver des pistes pour surmonter les résistances ;
•    Envisager un cours de conduite d’appoint;
•    Participer aux journées thématiques de la Fondation qui offrent la conférence « La bonne conduite n’a pas d’âge », les ateliers « AutoAjuste » pour un meilleur confort derrière le volant et des activités sur simulateur de conduite.

Les proches gagneront à être impliqués dans la démarche en restant attentifs aux comportements à risque, comme une lenteur excessive ou encore le non-respect de la signalisation routière à répétition. Leur présence et leur réconfort faciliteront la transition et accroîtront la confiance d’un aîné pour la suite.

Source : Marco Harrison