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Mme Dyane Raymond

Tous n’ont pas les mêmes motivations d’écrire. Chacun possède sa propre personnalité et s’attaque à la page blanche au moment propice. Membre du regroupement Auteurs en Appalaches, Dyane Raymond a découvert l’écriture après un parcours qu’elle qualifie elle-même d’atypique, mais combien passionné et passionnant.

Originaire de Montréal, Dyane Raymond a vécu en plein cœur de la métropole et, de l’âge de 17 à 34 ans, elle a fréquenté l’école de la vie. « J’ai fait plein de choses. J’ai fait de la musique comme membre fondatrice du Wondeur Brass. J’ai fait de la peinture. J’ai voyagé », de raconter Dyane Raymond qui a vécu trois ans à Paris dans des lofts d’artistes des quais de la Loire où elle s’adonnait à la peinture.

Enseignant actuellement au niveau de l’éducation des adultes, Mme Raymond sait de quoi elle parle quand il est question de retour aux études. Elle a complété son baccalauréat et une maîtrise en études littéraires, profil création, avant d’entreprendre un doctorat qu’elle ne terminera pas.

Davantage attirée par les essais et les chroniques, Dyane Raymond a publié plusieurs articles dans différentes revues littéraires en plus d’un texte hommage au musicien Jean Derome connu et reconnu, entre autres, dans le domaine de la musique actuelle. Par ailleurs, depuis 2006, elle signe la chronique L’Humeur des paysages dans le journal communautaire de la région de Disraeli, Le Cantonnier, dont elle est devenue la co-rédactrice en chef.

Cette dernière nourrit davantage une propension pour les textes courts que pour le roman par exemple. « Je ne serais pas une romancière. Je ne me livrerais pas à ce genre d’écriture, mais j’admire les gens qui le font », affirme-t-elle.

Dyane Raymond est davantage réflexion que fiction. Ce qui ne l’empêche pas d’aimer ce qu’elle nomme l’aspect récit des choses qui porte à réflexion, qui permet de s’identifier à ces petites choses. L’auteure qu’elle est trouve son inspiration chez les gens. « Toute la vie est là. Ils sont porteurs de tout ce qui arrive », déclare celle qui se définit comme une humaniste dans l’âme.

Livrer des émotions parfois intenses, passer des idées complexes à travers une écriture fluide et simple. C’est ce qui caractérise Dyane Raymond à titre d’écrivain. « Je n’utilise pas le langage hermétique, l’écriture philosophique. Ce n’est pas ce que j’ai envie de faire. Je veux être accessible. N’écrit-on pas pour être lu ? C’est là notre joie. On écrit pour donner, pour partager. »

Dyane Raymond réside à Saint-Jacques-le-Majeur depuis mai 2008. Toutefois, son conjoint et elle y possèdent une résidence depuis plus d’une vingtaine d’années. Elle rêvait de s’y installer depuis des années.

« En milieu rural, on peut s’impliquer dans tellement de choses en lien avec ce que l’on fait. C’est totalement le contraire de ce que l’on pourrait penser quand on habite en milieu urbain », estime-t-elle.

Cette dernière nourrit de nombreux projets d’écriture, notamment le portrait du comédien Luc Proulx. Une biographie qui promet d’être remplie d’anecdotes.

La rédaction de ses chroniques L’Humeur des paysages dans Le Cantonnier constitue également l’une de ces « choses précieuses» que veut préserver Dyane Raymond dont le parcours à travers la musique comme saxophoniste ténor, la peinture et l’écriture l’aura finalement menée jusque chez nous.