entente_GLSFLa photo illustre les signataires de l’entente. Dans l’ordre habituel:Éric Lessard, Christian Nozais, René Charest, Roger Lamothe et Guy Lessard en compagnie de Catherine Frizzle du COGESAF

C’est à Sainte-Praxède que le Conseil régional de l’environnement de Chaudière-Appalaches, le Regroupement pour la protection du Grand Lac Saint-François, le parc national de Frontenac, le Centre des sciences sur la biodiversité du Québec et l’Association des riverains du Grand lac Saint-François, ont signé en début de mai une entente dans le cadre de la mise en oeuvre du plan directeur de l’eau de la zone de gestion intégrée du bassin versant Saint-François.

Depuis de nombreuses années, une diminution de la santé des populations de poissons dans le Grand lac Saint-François, notamment le doré jaune, a été observée. Le marnage important est soupçonné d’avoir un effet potentiel sur la santé du lac et, par le fait même, sur la population de poisson. Il fallait donc réaliser une étude complète sur l’impact du marnage sur l’habitat des poissons de pêche sportive au Grand Lac Saint-François.

Le Regroupement pour la protection du Grand Lac Saint-François et ses partenaires entreprendront donc, avec un groupe de chercheurs, d’évaluer le rôle du marnage sur l’état de santé du lac, notamment avec la collaboration du Centre d’expertise hydrique du Québec pour le partage de données.

Ce projet de recherche financé en partie par la Fondation de la Faune du Québec et MITACS permettra de 1) Déterminer si la qualité de l’eau et l’abondance de cyanobactéries ont varié dans les derniers 200 ans au Grand lac Saint-François; 2) Déterminer si la construction et l’opération du barrage Jules-Allard ont influencé la qualité de l’eau et l’abondance de cyanobactéries; 3) Déterminer si l’abondance de poisson et l’abondance de zoobenthos sont plus faibles au Grand lac Saint-François comparativement à un lac qui ne subit pas le même niveau de marnage annuellement; 4) Déterminer si la structure de la communauté de poisson et de zoobenthos du Grand lac Saint-François est significativement différente comparativement à d’autres lacs qui ne subissent pas un niveau de marnage aussi important annuellement.

À l’issue du projet de recherche, les parties espèrent être en mesure d’indiquer des pistes de recommandations pour la gestion du barrage Jules-Allard et d’entamer des démarches permettant l’adoption de certaines des recommandations qui maintiendront et restaureront l’habitat des poissons de pêche sportive dans le bassin versant du Grand Lac Saint-François.