Au moment où un nouveau pacte fiscal transitoire liant le gouvernement et les municipalités du Québec réduit de 300M la marge de manœuvre financière déjà étroite de ces dernières, les élus de quatre municipalités de la région possédant un service de lutte contre les incendies ont entrepris une démarche conjointe auprès du ministère de la Sécurité publique afin qu’il procède à une étude comparative de différents scénarios de mise en commun pouvant maximiser les ressources et générer des économies dans les opérations du département.

Les conseils municipaux de Stratford, Beaulac-Garthby, Ville de Disraeli et Saint-Joseph-de-Coleraine, ont déjà acheminé leurs résolutions au ministère lesquelles lui demandent d’analyser les impacts de divers modes de regroupement ou de communication pouvant assurer des économies, une concertation efficace, et des interventions bien réparties dans la zone tout en assurant la meilleure sécurité possible aux résidants de toutes les communautés incluant celles qui n’ont pas de caserne locale.
Les coûts élevés d’achat des équipements (camions et autres) exercent une pression de plus en plus insoutenable sur les finances publiques. De plus, le recrutement de nouveaux pompiers volontaires devient difficile du fait notamment que leur admission exige une formation qui ne ressemble en rien à une initiation de quelques heures.

«Si on veut se payer des services, il faudra travailler ensemble», de dire le maire de la ville de Disraeli Jacques Lessard. «Il faut avoir une vision régionale; finie la planification en silo. Il vaut mieux s’unir pour donner des services efficaces à la population comme elle attend». Ce que corroborent les maires des trois autres municipalités. Pour le maire de Saint-Joseph-de-Coleraine Gilles Gosselin, «L’avenir est là (dans cette voie), surtout quand on est petit. Il faut penser aux contribuables; donc tant mieux pour des économies d’échelle».

«Ça peut être constructif» a pour sa part commenté le maire de Stratford André Gamache. «On est associé dans une optique d’étude; on participe de bonne foi. C’est une démarche où il faut être transparent».

Autres détails
Selon le maire de la ville de Disraeli, les petites municipalités qui jouissent présentement d’une protection en vertu d’une entente avec un autre service de lutte contre les incendies seront tenues au courant de l’évolution du dossier et seront impliquées dans les échanges dans un souci de transparence.

La mise à jour du schéma de couverture de risque de la MRC des Appalaches est prévue pour 2015. Le dépôt du document contenant les résultats des analyses du ministère ainsi que ses recommandations ne se fera vraisemblablement pas avant 2016. Par ailleurs, la décision d’adopter une quelconque autre forme de regroupement telle une régie ou d’entraide appartiendra à chaque municipalité selon le jugement qu’elle en portera à la lumière du document.

Enfin, considérant la distance ainsi que son appartenance au vécu d’une autre MRC, le service de lutte de Weedon a évalué qu’il lui était préférable de se concentrer sur l’autre réseau.