Le maire de la ville de Disraeli Jacques Lessard ne semble pas surpris des conclusions du rapport confectionné par la firme Naturive lequel fait état d’une présence accrue de phosphore et de coliformes fécaux dans les eaux du lac Aylmer.

Toutefois, à son avis, la ville a déjà posé des gestes correctifs tels les infrastructures sur la rue Champagnat afin de réduire les déversements à partir de son réseau de traitement. Elle se montre déterminé à améliorer sa performance, notamment au niveau des rejets directs dans la rivière ou le lac. «Quelque 150 résidences ne sont pas reliées au réseau de captation; nous nous donnons jusqu’en 2016 pour remédier à ce problème. Tout est à venir. On va se mettre conforme au niveau de toutes les fosses». Les fréquentes fermetures de la nouvelle plage dont l’eau était jugée impropre à la baignade lui apparaissent intolérables.

«Si on veut sauver le lac, il faut que tout le monde s’en préoccupe», exige-t-il. À ses yeux, l’engagement solidaire de chaque municipalité riveraine ainsi que celui de la MRC est essentiel à cette démarche. «Plusieurs facteurs contribuent à cette dégradation dont l’inconscience et l’insouciance».