On entend souvent dire : « La Ville ne nous écoute pas. On est mal géré. Nos dirigeants n’en font qu’à leur tête. » Et si les citoyens pouvaient suggérer aux municipalités des projets qui répondent à leurs besoins, qui leur ressemblent ? Mieux, si ces propositions étaient dotées de budgets, puis mises en œuvre, réalisées ? Un rêve ? Eh bien non, cela existe bel et bien tout près de chez nous.

Le Parcours Ninja, projet gagnant en 2019, a été proposé par Marianne Vachon et est en construction au parc Saint-Alphonse.

Pour une deuxième année, la Ville de Thetford Mines met en œuvre le budget participatif, un processus qui offre aux citoyens la possibilité de dépenser une partie du budget d’immobilisations de la Ville. Ils peuvent participer, soit en proposant des projets ou en votant pour leur projet préféré parmi les finalistes. Cette année, 25 000 $ seront investis dans les projets jeunesse choisis et 25 000 $ dans les projets généraux retenus. En 2019, des 18 projets soumis par les jeunes, c’est le Parcours Ninja qui a remporté la faveur populaire, lequel est déjà en construction et devrait être terminé d’ici quelques semaines. « Le budget participatif est une occasion extraordinaire pour les citoyens de nous transmettre leurs besoins et leurs idées. Nous souhaitons pouvoir répondre à leurs demandes en réalisant un ou des projets qui leur tiennent à cœur. Qu’il vise les personnes âgées, les jeunes, les artistes, les parents ou l’environnement, votre projet pourrait être réalisé », affirme le maire Marc-Alexandre Brousseau.

Alors, cette belle idée pourrait-elle germer dans nos municipalités ? Nous avons interrogé monsieur Patrice Bissonnette, directeur général à Disraeli, qui ne connaissait pas le « budget participatif ». Il l’a trouvé très intéressant, suffisamment pour l’étudier et le soumettre éventuellement au conseil municipal pour l’année 2021. Même son de cloche du côté de Saint-Joseph-de-Coleraine où le directeur général, monsieur Martin Cadorette, s’est dit intéressé par la participation citoyenne et désireux de transmettre cette idée aux élus. Du côté de Lambton, madame Marcelle Paradis, directrice générale, nous indiquait utiliser une approche différente. Ce sont plutôt les comités et organismes de la municipalité qui sont sollicités lors d’un appel de projets, lesquels sont évalués avant de faire l’objet d’un financement.

Comme quoi, finalement, il est possible de faire cheminer les bonnes idées qui pourront se transformer en de meilleurs services à la population. Parlez-en à vos élus.