À la fin août, Statistique Canada a publié les données corrigées concernant la langue. Entre 2011 et 2016, on y fait état d’un léger recul au Québec, à la fois de la population de langue maternelle française et de celle parlant le français à la maison.

En ce qui concerne la connaissance des langues officielles, il faut savoir que 5 % de la population du Québec ne connait que l’anglais,  49 % le français seulement et 44 % déclare connaître les deux langues. Par rapport aux années antérieures, cela semble indiquer un léger recul de l’unilinguisme français.

Qu’en est-il en Chaudière-Appalaches?

En fait, le français y est toujours largement dominant et il y a stabilité de cet état de fait par rapport aux années antérieures. En effet, la presque totalité de la population est de langue maternelle française (95 %) et parle le français à la maison (97%) et cette situation se retrouve partout en sous-région.

Globalement, au sujet des langues officielles, les trois quarts de la population de Chaudière-Appalaches ne parlent que le français, un fait généralisé dans toutes les sous-régions. Cette proportion d’unilinguisme monte à 82 % à Disraeli ville, pour descendre à 67 % au plus bas à Stratford. En conséquence, le quart de la population de la région se dit bilingue. Cependant, cette proportion s’amenuise dans le sud du territoire. Elle descend à 21 % dans la MRC Les Appalaches, à 22 % à Thetford-Mines, à 21 % dans le Grand Disraeli, aussi peu que 17 % dans la ville de Disraeli, mais tout de même 25 % à Beaulac-Garthby et 31 % à Stratford. La position de la ville de Disraeli, pôle et poumon de nos municipalités, préoccupe avec son taux d’unilinguisme élevé et de bilinguisme très bas. Bien sûr, la population y est plus âgée, mais les nécessités économiques et professionnelles exigent un solide rattrapage pour que l’on soit plus concurrentiel dans un marché international ouvert qui parle l’anglais.