Au mois de mai dernier, Statistique Canada a publié quelques résultats du recensement de 2016. Ils concernent la variation de population et l’âge moyen selon les localités. On y apprend que la population du Québec est en légère croissance ( 3,3% ), pour atteindre 8 164 361 personnes, et que l’âge moyen y est de 41,9 ans.

Que se passe-t-il dans nos territoires? Au recensement de 2011, Le Cantonnier du 21 juin 2012 constatait les pertes : « Ces résultats attristants confirmaient le déclin de notre coin de pays et justifiaient les sonnettes d’alarme émises ». 2016 n’apporte pas de bonnes nouvelles : son recensement montre que la diminution des résidants se poursuit dans la très grande majorité des localités. Presque toutes les municipalités du Grand Disraeli déclinent de telle sorte que cette sous-région a perdu 445 citoyens (-6%) de 2011 à 2016. Ce sont principalement Disraeli-ville, qui en a perdu 166, Stratford avec une perte de 117 et Saint-Joseph-de-Coleraine avec 108 qui expliquent cette décroissance. Notons que Lambton se distingue avec un apport de 33 nouveaux résidants et Beaulac-Garthby avec 27.

Soulignons que le déclin de nos territoires s’inscrit dans un déclin régional bien marqué. Aussi bien Thetford-Mines (-306) décline que la MRC des Appalaches (-774) et que celle du Granit (-748).

D’autre part, le recensement de 2016 nous indique que notre population est nettement plus âgée que celle du Québec. La moyenne d’âge du Grand Disraeli est de 49 ans, soit sept ans de plus que celle du Québec. Cette moyenne d’âge monte à 52,3 ans à Stratford et même à 54,1 ans à Beaulac-Garthby. Elle est la plus basse à Saint-Joseph-de-Coleraine (47,7 ans).

Population plus âgée que celle du Québec et population décroissante depuis plus de dix ans, tel est le constat des derniers recensements. Sans doute les mesures prises par nos élus, ces dernières années pour contrer ces phénomènes, ont-elles contribué à en ralentir les effets néfastes. Mais cela n’aura pas suffi. Force est de constater que ces phénomènes sont régionaux et que les actions locales individuelles sont terriblement limitées dans leurs effets. La concertation régionale est nécessaire, essentielle. Regrouper les efforts, les énergies et les argents dans des stratégies régionales renouvelées serait sans doute porteur d’un dynamisme régénérateur. En fait, c’est simple, il s’agit de travailler ensemble.