À partir du 1er janvier 2018, TOUS les emprunteurs feront face à un resserrement de conditions. Contrairement à la précédente vague de nouvelles règles en 2016, qui touchaient principalement les premiers acheteurs et les jeunes ménages, ces changements vont surtout affecter ceux qui sont déjà propriétaires.  En effet, tous les acheteurs qui désirent un financement hypothécaire seront dorénavant soumis à une étude plus stricte. Cette gestion du risque évalue les capacités de l’emprunteur à rencontrer ses responsabilités financières dans l’éventualité d’une hausse des taux d’intérêt.

Avec les récentes hausses des taux, l’exercice devient nécessaire. Des études montrent qu’une augmentation d’un pour cent des taux d’intérêt pourrait placer plusieurs propriétaires dans des situations précaires.

Pour obtenir un prêt, les acheteurs avec une mise de fonds de plus de 20 % devront se qualifier pour le taux d’intérêt négocié + 2 % ou, s’il est plus élevé, le taux de 5 ans fixé par la Banque du Canada. Donc, si le taux négocié est de 3 %, on évaluera si l’emprunt pourrait être remboursé si le taux hypothécaire montait à 5 %. Les emprunteurs dont les prêts sont assurés (moins de 20% de mise de fonds) sont, quant à eux,  soumis à l’évaluation selon le taux de la banque centrale. Dans les deux cas, cela a pour effet de diminuer le montant maximal d’emprunt que peuvent octroyer les institutions financières.

Les mesures de 2016 ont quelque peu réduit l’accès à la propriété pour les premiers acheteurs, les plus récentes mesures auront plus d’impact auprès des acheteurs et propriétaires à la recherche d’une propriété plus dispendieuse, d’une résidence secondaire ou d’un refinancement.   Cela pourrait grandement affecter le marché des propriétés riveraines et chalets en 2018.  Il sera bien important de viser très juste et d’avoir des bons liens et connaissances en matière d’évaluation locale.  Faire affaire avec un courtier immobilier c’est gagnant!