L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA) a mené un exercice de réflexion en concertation avec de nombreux acteurs du monde du travail, afin de tirer des leçons de l’expérience de la pandémie vécue ces derniers mois. Il en résulte neuf pistes d’action pour aider les organisations à aborder l’avenir avec confiance.

D’abord, il faut faire place à la confiance, à l’autonomie et à la responsabilisation. Les gestionnaires auront besoin d’accompagnement pour développer leurs compétences de leaders.

Ensuite, encadrer le télétravail. Le télétravail a été déployé dans l’urgence. Il est maintenant temps d’instaurer des directives et des attentes claires pour limiter les risques de dérapages et viser la  durabilité.

Il faut aussi s’occuper de la santé mentale. Bien que les employeurs ne puissent pas assumer l’entière responsabilité de la santé mentale, la pandémie les a poussés à jouer un rôle de facilitateurs en misant sur de saines pratiques de gestion liées à la charge de travail, à la reconnaissance et à la valorisation.

On doit maintenir des liens malgré la distance. On a pu constater l’importance de maintenir des liens récurrents et forts. Il est nécessaire d’alléger la hiérarchie afin d’assurer une circulation efficace de l’information.

Prendre le virage numérique, car il est plus crucial que jamais d’innover quant à la manière dont les services et produits sont livrés. N’oublions pas qu’au cœur de la transformation technologique se trouve l’humain qui a besoin d’être outillé.

Développer la capacité d’adaptation en misant sur l’agilité, la polyvalence et les compétences d’avenir de la main-d’œuvre. Tout un défi de requalification se présente à nous.

Aussi, assouplir l’organisation du travail pour s’adapter aux soubresauts du monde du travail comme aux besoins des travailleurs et aux politiques organisationnelles rigides et figées. La place doit être faite à une approche fondée sur la personnalisation, l’humanisation et la flexibilité.

Prévoir les risques de turbulence grâce à un plan de contingence pour définir les mécanismes assurant la poursuite des activités et ciblant les acteurs névralgiques. Une telle réflexion en amont permet une rapidité d’action dès le départ ainsi qu’un état de contrôle chez les dirigeants.

Enfin, travailler ensemble vers un but commun.

La pandémie a prouvé qu’il était possible de collaborer vers l’atteinte d’un but commun. Le défi sera de nourrir cette solidarité afin que la collaboration constructive puisse perdurer au-delà de la pandémie.

Source : Ordre des CRHA