Le maire de Saint-Jacques-le-Majeur avait de quoi se réjouir à la vue de l’auditoire présent à la réunion publique d’information relativement  au projet de création d’une coopérative de cablodistribution puisqu’environ 60 personnes avaient répondu à son appel en cette soirée du 12 septembre à la salle communautaire municipale.

La curiosité et surtout l’intérêt pour le projet étaient manifestes tant l’écoute et les questions furent de bonne qualité.

Un comité provisoire composé de sept membres évalue depuis quelque temps la faisabilité de cette idée de constituer une coopérative sans but lucratif visant évidemment à doter les habitants de la zone de Saint-Jacques-le-Majeur d’un service complet par fibre optique de l’Internet haute vitesse, de la téléphonie et de la télévision numérique. Plusieurs autres petites communautés éloignées des grands centres ont déjà avec succès adopté cette solution. Étant donné que les grands distributeurs n’ont pas d’intérêt à desservir les zones rurales peu peuplées, le modèle coopératif qui repose sur la mobilisation et le regroupement des gens du milieu s’avère un excellent moyen de répondre à un besoin commun. Et plus il y a de membres, plus la viabilité de l’organisme est assurée.

Dans les échanges alimentés par diverses interrogations formulées par des participants, il est apparu évident et souhaitable d’offrir une alliance aux citoyens des deux municipalités voisines, Saint-Julien et Saint-Fortunat, ce qui renforcerait les opérations de la coopérative.

Combien ça coûte
Les gens présents ont démontré leur préoccupation quant au coût du projet. Les frais d’installation du réseau d’une longueur de 15,8km sont estimés à approximativement 356 000$. Le remboursement de l’investissement pourrait s’étaler sur une période de dix ans environ, tout dépendant du nombre de clients consommateurs d’une part, et des subventions obtenues auprès des gouvernements et organismes d’autre part. «C’est le montant des subventions qui déterminera le nombre de membres requis pour la rentabilité», a précisé l’agente de développement rural Mme Carole Mercier. Et, rappelle-t-elle, l’obtention de subventions est la partie la plus longue du processus. Le montage financier (emprunts, parts sociales, commanditaires et dons) couvre le reste de la note.

Impact
Peu de temps après la clôture de l’assemblée, 45 citoyens avaient déjà manifesté leur ferme intention d’adhérer au futur réseau. Par ailleurs, il semble qu’une quarantaine d’autres du secteur Brechees se joindraient au groupe. C’est plein d’espoir que les promoteurs du projet incluant les élus municipaux et leur maire envisagent l’avenir. On y voit un formidable outil de développement de la communauté ainsi qu’un objet de fierté. Cependant, les initiateurs auront besoin d’aide; voilà un aspect qui leur permettra de jauger le sérieux de la réponse des gens.

Et le maire Steven Laprise, totalement dédié à l’initiative, remercie tous ceux et celles qui se sont déplacés… C’est à suivre!