À l’instar de ses homologues, la Fabrique Sainte-Luce de Disraeli voit ses revenus baisser et ses dépenses augmenter. Si on fait exception de certains cas particuliers, le même constat afflige la majorité des paroisses dans le contexte moderne de sécularisation accompagné d’une baisse de la pratique cultuelle.

Qui plus est, voilà maintenant que la Fabrique se retrouve en face d’un constat pour le moins ahurissant quant à la santé de son église bâtie en 1925. «Et si rien n’est fait, la cloche va sonner la fin de la récréation dans 7 ou 8 ans», estime le président de son conseil de fabrique (marguillier), Claude Gagnon. Le conseil se sent responsable de la conservation de ce majestueux édifice conçu par l’architecte Louis Audet et répertorié au patrimoine national.

Travaux
Suite à la réalisation d’un bilan santé de l’édifice, des travaux dont les coûts sont estimés à environ 1,6M doivent être réalisés pour en assurer la pérennité. La principale intervention se situe au niveau des jointements de maçonnerie; à cela s’ajoutent une section de la toiture, la fenestration, le balcon avant et la rampe d’accès, du plâtrage et de la peinture à l’intérieur, une mise à niveau du système électrique, etc.

«On doit faire du rattrapage», considère le président.

Financement
Le défi est de trouver l’argent. On pense évidemment aux subventions puisque le temple est admissible à de l’aide financière dans le cadre du programme de conservation du Patrimoine religieux. Le conseil de fabrique prépare sa demande d’aide appuyée par un dossier articulé et validé par des experts. Selon le président, on pourrait y espérer une contribution de l’ordre des 2/3 du montant global. Le reste doit être assumé par le milieu, à savoir quelque 500 000$ (66%). «C’est un grand défi à relever si on veut conserver l’église; c’est faisable», estime un Claude Gagnon quelque peu perplexe.

Dans sa recherche des moyens de financement, le conseil a envisagé diverses sources allant jusqu’à la vente du presbytère. On devine bien que les dépenses de fonctionnement sont déjà réduites et très modestes. On se tournera vers le retour de quêtes aux offices et à la tenue de diverses activités de financement.

Spectacle
D’ailleurs, la prochaine présentation du spectacle présentée par la chanteuse populaire Guylaine Tanguay dans l’enceinte de l’église Sainte-Luce, le samedi 7 octobre à compter de 20h, sera vraisemblablement la première d’une série d’événements visant à rassembler des fonds.

Jean-Denis Grimard
Jean-Denis Grimard

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