Comme annoncé, le chantier de restauration de l’église Sainte-Luce s’est mis rapidement et intensément à l’œuvre autour du clocher à la suite d’un relevé alarmant relativement à son état de détérioration et, conséquemment, à la menace pour la sécurité. Dès le départ, l’agenda s’est donc vu bousculé, mais l’objectif ultime demeure inchangé.

Les travaux actuels en hauteur se poursuivront jusqu’au début du mois de décembre. Les arches du clocher ont été sécurisées ; la brique intérieure de la salle où logent les cloches a été retirée, et ces dernières ont été descendues fort probablement plus facilement que lors de leur ascension en l’an 1925. Au passage, on peut observer l’installation temporaire dans le stationnement d’une tour à laquelle s’agrippent les antennes du réseau cellulaire de Rogers.

Travaux à venir
Dans les prochaines semaines, les travaux suivants seront exécutés : installation des ceintures extérieures pour retenir la pierre du clocher sous la flèche, étanchement du plancher du clocher, démontage des clochetons au niveau du clocher, descente de la croix, descente de la flèche en trois sections, démontage de la pierre jusqu’au plancher du clocher et étanchement permanent de la base du clocher. En parallèle, l’équipe d’ouvriers procédera également à l’imperméabilisation des fenêtres afin d’éliminer l’infiltration d’eau.

Le résultat permettra, dès le mois de décembre jusqu’au printemps, l’accès à la nef de l’église et la tenue en toute sécurité des célébrations habituelles. Voilà qui répondra aux interrogations des paroissiens relativement aux liturgies particulières de Noël, notamment.

Au cours des prochains mois, différentes études auront lieu afin de déterminer la possibilité de reconstruire le clocher tel qu’il est aujourd’hui ou avec certaines modifications, tout en évaluant les coûts s’y rattachant.

Ressources financières
Dans la foulée des rencontres avec des responsables diocésains et des membres de la direction du Conseil du patrimoine religieux du Québec, le directeur du cabinet de campagne de financement pour la Grande Quête, Dave Morin, confirme que l’argent de la subvention de 282 000 $ octroyée en 2020 par le Conseil du patrimoine religieux du Québec demeure disponible. Toutefois, il ne peut être utilisé pour le démantèlement actuel du clocher. Le bouleversement du plan initial adopté par les responsables commandera des discussions avec ces gestionnaires afin de déterminer, à la lumière des nouveaux paramètres, la mesure de l’engagement des deux parties dans le projet de restauration de l’église Sainte-Luce de Disraeli.

Toujours selon Dave Morin, si la restauration retenue dans le cadre de ces échanges (faisabilité et coûts) respecte les critères du Conseil du patrimoine religieux du Québec, il est probable qu’une nouvelle demande d’aide financière soit déposée en février 2021, laquelle tiendra compte de la subvention accordée en 2020.

Enfin, le conseil de la fabrique Saint-André-Bessette maintient sa volonté de reprise au printemps prochain des travaux de restauration de l’église s’échelonnant sur cinq ans. En ce moment, la pénurie de main-d’œuvre dans le contexte de la pandémie agit comme trouble-fête dans les horaires de travail.