Ce printemps, les 13 700 acériculteurs du Québec ont réussi à récolter 118 millions de livres de sirop d’érable avec 46,8 millions d’entailles, pour un rendement moyen de 2,52 livres de sirop par entaille, un rendement faible si l’on compare aux dernières années. Une très grande proportion de cette production, soit 89 %, est destinée à la vente en vrac. La différence sera écoulée sur le marché du détail. En 2017, une année record, les acériculteurs québécois avaient produit 152,2 millions de livres d’or blond.

L’écart de productivité d’une région à une autre est ce qui caractérise le plus significativement la saison des sucres 2018. À l’ouest de la province, la Montérégie et le Centre-du-Québec ont connu une très bonne, voire une excellente saison. Cependant dans l’est, les acériculteurs du Bas-Saint-Laurent–Gaspésie ont eu une saison difficile en produisant en deçà de la moyenne. Le printemps tardif, les températures froides que nous avons connues et de grandes quantités de neige ont causé cette réalité. Malgré les 2,5 millions d’entailles ajoutées au cours des dernières années, le Québec a produit 34 millions de livres en moins que l’an dernier, une année qualifiée excellente.

La production québécoise 2018 ayant été moins généreuse, la Réserve stratégique de sirop d’érable prendra tout son sens. En effet, le rôle de cette dernière est de pallier les impacts de la fluctuation annuelle de la production. Grâce à elle, les consommateurs ne manqueront certainement pas de sirop d’érable et ne devraient pas payer plus cher pour le sirop d’érable qu’ils achèteront.

Source : Fédération des producteurs acéricoles du Québec