Réjean_Bourque
M. Réjean Bourque

Près de 18 mois se sont déjà écoulés depuis ce 6 juillet 2013 alors que la calamité frappait la communauté de Lac-Mégantic de tous ses maux. On se rappellera toujours de ces images de citernes enchevêtrées et enflammées, de la zone incendiée et des visages ravagés par la douleur. La souffrance perdure, les dommages de toute nature ont imprimé leur marque dans le paysage, mais surtout dans les cœurs. Mince consolation, mais combien précieuse, que celle d’observer et de constater la solidarité que ce drame a engendrée chez les concitoyens et les compatriotes : collectes, donations, support, etc.

Devant l’ampleur du désastre et la nécessité de venir à la rescousse de ces gens, un citoyen de Disraeli, M. Réjean Bourque, a dans les heures qui ont suivi la catastrophe offert son aide par le truchement de la Croix-Rouge. Dès le 8 juillet, l’organisme l’accueillait au sein d’une équipe de bénévoles spontanés dont la tâche consistait à rencontrer les gens en détresse, faire l’analyse des besoins (le vêtement, la nourriture, le logement, la relocalisation, les meubles, hygiène, pharmacie, référence à l’aide psychologique, etc). Quelque 150 bénévoles possédant des compétences diverses sont intervenus et assuré l’acheminement de l’aide selon les cas. En raison de trois jours/semaine, Réjean a écouté, analysé et fait la liaison avec les programmes d’aide adaptés à chaque situation. Ses expériences antérieures de support à la communauté dans les rôles d’ambulancier, de pompier et de policier, l’habilitaient au niveau de son éthique de travail : accueil, discernement et traitement des demandes d’aide de toute sorte. Cette expertise lui a permis de faire preuve de jugement, de compréhension, et de gagner la confiance des gens de Lac-Mégantic.

«J’ai environ 1 000 heures de données» estime-t-il, «Il me reste encore une quinzaine de jours à faire. Le premier mois, il fallait être fait fort… Environ 1 600 personnes ont été reçues et assistées dans les jours et semaines qui ont suivi le drame». Questionné sur sa contribution et ce qu’il en a retiré, Réjean se dit fier de ce qu’il a fait : «J’ai rendu service; nous avons été appréciés pour notre aide objective et impartiale. J’ai vu l’évolution de la situation. J’avais le temps et je me suis senti interpelé». Maintenant membre régulier de la Croix-Rouge section Beauce-Appalaches, Réjean Bourque se dit impressionné par la structure de cet organisme qui a vécu à Lac-Mégantic une grande expérience inédite d’intervention.

Enfin, rappelons que la Ville de Disraeli a également donné son coup de main dans les jours suivant la catastrophe par le truchement de son service de lutte contre les incendies qui s’est déplacé à plusieurs reprises pour prendre la relève.