Le principe de base du jardin collectif semble fort simple: cultiver un potager en groupe tout en partageant le travail horticole et les récoltes. Par contre, son organisation  est plus complexe parce qu’elle repose sur une participation citoyenne bénévole, un partage de connaissances et de compétences maraichères et un grand respect de la nature. Les retombées sociales, économiques et écologiques expliquent aujourd’hui l’essor considérable  des jardins en milieu urbain. En ces temps de perturbations climatiques et de pénurie alimentaire mondiale, le potager devient une planche de salut.

Madame Marcelle Dubois, responsable des cuisines collectives au C.E.R.D l’a compris très jeune. À l’âge de dix ans, elle cuisinait déjà et  s’occupait du potager familial.  « J’ai toujours été intéressée par l’alimentation et je lis encore tout ce qui s’y rapporte, en particulier ce qui touche  les légumes et leur apport en vitamines. Quand j’ai proposé au C.E.R.D d’introduire la cuisine végétarienne  on m’a souhaité bonne chance… Aujourd’hui il y a deux groupes qui fonctionnent très bien. »

Le premier jardin collectif de Disraeli en 2014

Naissance d’un jardin
Le lien entre végétarien et potager s’est fait en 2014 par le projet des « Jardins collectifs des Appalaches » dans le cadre du programme SISCA (Solidarité, inclusion sociale en Chaudières-Appalaches).  Disraeli ayant été l’une des trois municipalités retenues pour l’implantation d’un tel projet supervisé par le C.E.R.D et animé par Marcelle Dubois. Le petit terrain vacant, situé derrière le bureau de poste de Disraeli et appartenant à la Ville, sera le site du jardin. Il pourra accueillir  une douzaine de participants.

Le jardin collectif ne devait pas seulement produire des légumes mais garantir des bénéfices sociaux : les bénévoles participants repartent avec un panier de légumes, résultat de leur travail dans le potager, une partie des récoltes est distribuée aux cuisines collectives et au dépôt alimentaire du C.E.R.D. Ces objectifs furent réalisés avec succès la première année et les années subséquentes.

Plus concrètement, pour réussir son potager : il faut s’en occuper. « Allez voir, faites un tour dans votre jardin, il change chaque jour» dit Marcelle. L’implication des bénévoles, jardiniers débutants ou experts est facilitée s’ils sont parties prenantes dès le début du processus. Par exemple, dans le choix  des espèces à cultiver, la composition des équipes d’arrosage et la préparation du calendrier des tâches. Le jardin invite à la convivialité : on jase, on écoute et on décide.

La 5e saison en préparation
Bien qu’une montagne de neige recouvre encore le terrain derrière le bureau de poste, la période d’inscription au jardin est maintenant ouverte mais les places sont limitées.  Si vous désirez participer bénévolement  au développement  et à l’entretien du jardin collectif (composter, semer, planter, arroser, désherber et récolter); partager et/ou développer des compétences horticoles; travailler en équipe et jouer dans la terre cet été, appelez Marcelle au au C.E.R.D à 418 449-5155.