Les Producteurs de grains du Québec sont consternés de la récente décision du gouvernement du Québec de laisser retourner au Fonds consolidé du revenu le solde résiduel de 38 millions de dollars du Programme d’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) pour le maïs-grain et le soya. Ainsi, le gouvernement détourne à d’autres fins des sommes qui avaient été formellement engagées pour soutenir le secteur des grains. Les Producteurs de grains du Québec invitent donc le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. Laurent Lessard, à récupérer ces sommes afin de les affecter à des projets prioritaires pour le secteur des grains.

« Cette décision est un choc pour les 11 000 producteurs de grains de toutes les régions du Québec. D’une part, cette confiscation est une rupture d’engagement pure et simple à l’endroit de l’un des plus importants secteurs agricoles au Québec. Par ailleurs, notre secteur subit une compétition féroce de concurrents étrangers beaucoup mieux soutenus par leurs gouvernements respectifs. Sans oublier que la production de grains est aujourd’hui dans une situation de vulnérabilité face à de possibles cycles de bas prix et requiert des investissements stratégiques importants. C’est tout simplement inacceptable », déclare M. Christian Overbeek, président des Producteurs de grains du Québec.

Rappelons que l’abolition du Programme d’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) pour le maïs-grain et le soya n’était pas souhaitée par les Producteurs de grains du Québec. Le solde de 38 millions de dollars représente la portion gouvernementale des cotisations au programme. Aucun programme de remplacement n’a été mis en place depuis son abolition.

« Cette situation est d’autant plus consternante que nous avons transmis au gouvernement des propositions structurées de projets touchant notamment au développement économique durable, au transfert des connaissances et à la relève. Nous invitons donc tous les partis à inclure dans leurs plateformes respectives des mesures pour assurer un meilleur soutien au secteur des grains, en particulier concernant la protection du revenu », conclut M. Overbeek.

Source : Mathieu Santerre

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