cinlaclogowLe Cinéma du Lac est heureux d’annoncer la venue du réalisateur québécois Alain Chartrand, le dimanche 24 novembre à 13 h 30, pour la projection de son film «La maison du pêcheur».

Il a gentiment accepté de venir rencontrer les cinéphiles de notre région et de répondre à leurs questions tout de suite après la projection. Malgré nos demandes régulières pour accueillir des réalisateurs et/ou comédiens des films québécois que nous présentons, rares sont ceux et celles qui acceptent de faire le voyage et de venir nous présenter leur travail. Le Cinéma du Lac ne lui en est donc que plus reconnaissant.

Alain Chartrand, fils du syndicaliste bien connu Michel Chartrand, caressait le projet de ce film depuis plusieurs années déjà. Comme il l’expliquait au journaliste François Houde du journal Le Nouvelliste, le 14 septembre dernier : «Ce sont les origines de la crise d’octobre, peu touchées dans le passé, que je voulais explorer. J’ai été assistant de Michel Brault pour Les Ordres, qui traitait des gens arrêtés injustement sous la Loi des mesures de guerre, alors qu’Octobre a développé le huis clos des felquistes pendant les événements. Pour moi, il y avait encore un trou dans notre connaissance de ces événements. Qui étaient ces felquistes avant que la crise n’éclate? D’où venaient-ils? Quelle est la genèse de cette crise? Ça nous menait directement à cette Maison du pêcheur à Percé qu’un groupe a louée à l’été 70. On a ajouté de la fiction dramatique pour donner un rythme au film mais tous les faits présentés sont vérifiables.»

Pour ce qui est du contexte social de l’époque, il ajoutait ceci : «En 1970, plus de 50 % de la population avait 25 ans ou moins. Les jeunes étaient en colère : il y avait 40 % de chômage chez les jeunes. En plus, ils avaient vu leur père humilié à travailler dans des usines dans des conditions déplorables. Tout le pouvoir économique se retrouvait dans les mains des anglophones. C’est de ça dont mon film témoigne avec les changements sociaux qui s’opèrent aussi comme l’égalité des femmes qui se manifeste, la syndicalisation. […]Les jeunes d’aujourd’hui ne connaissent pas grand-chose de cette histoire : c’est un peu un maillon manquant dans leur culture et je trouve essentiel qu’ils en sachent davantage sur cet épisode charnière de notre histoire. Je crois fermement qu’on ne peut savoir où on s’en va si on ne sait pas d’où on vient. J’espère que les jeunes vont venir voir le film parce que c’est beaucoup à eux que je me suis adressé en le réalisant.»

Avis donc à tous nos jeunes et à tous ceux et celles que ce pan de notre histoire intéresse et questionne encore. Alain Chartrand sera là pour répondre à toutes nos questions ! Les projections du Cinéma du lac ont lieu en l’auditorium de la Polyvalente de Disraeli, au 950 rue St-Gérard.

Source: Johanne Laurendeau, Présidente Cinéma du lac

 

Johanne Laurendeau
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